Comment peut-on résumer les effets de la crise asiatique ?

En novembre 1997, nous continuons à adopter une politique de prudence à la suite des turbulences boursières dues au marasme inquiétant du Sud-Est Asiatique.

Huit mois après, les bourses ont repris du poil de la bête et sont, à peu d’exceptions près, au plus haut de tous les temps.
Comment peut-on résumer les effets de la crise asiatique ? :

  1. Effets négatifs :
    • Croissance des produits nationaux bruts en baisse
    • Baisse des chiffres d’affaires de la plupart des sociétés privées
    • Baisse des bénéfices de ces sociétés.
  2. Effets positifs :
    • Afflux de fonds quittant ces régions instables pou les endroits plus sûrs que sont les Etats-Unis, l’Europe Occidentale et la Grande-Bretagne.
    • Maintien d’un bas niveau des taux d’intérêts
    • Taux d’inflation pratiquement au plus bas.

Dès lors, l’euphorie (pour ne pas parler d’hystérie), continue.
Quelques citations à ce sujet :

  • Le « broker » américain Paine Webber :
    « La hausse des actions durera au moins 15 ans ! »
  • M. Martin Ebner de Zurich (BK Vision) :
    « La hausse des actions durera encore plusieurs décennies ! »

Face à ces « madame Soleil », nous préférons mentionner deux faits qui appellent à la prudence :

  • Les Etats-Unis, grand créancier des pays sous-développés, sont prêts à annuler 79 milliards de dollers de dettes des pays du Tiers-Monde.
  • La crise du Sud-Est Asiatique n’est pas terminée pour la bonne raison qu’aucune mesure concrète n’a été prise jusqu’à maintenant : seuls les discours de personnalités des grandes institutions internationales comme la FMI ou la Banque Mondiale ont atténué les effets négatifs de cette crise.

Il est bien évident que la remise de Hong Kong à la Chine en juillet 1997 a constitué un facteur d’incertitude supplémentaire dans cette région.
Qu’adviendra-t-il ? Je ne suis pas en mesure de donner une réponse. Dès lors, une fois de plus, la retenue s’impose.

Nous choisissons à l’achat des sociétés de grande qualité qui, pour des raisons qui leur sont propres, n’ont pas suivi la hausse des marchés. Nous pensons en particulier au domaine automobile américain et à Philip Morris, gêné aux entournures par la folie de l’anti-tabagisme aux Etats-Unis.

EIN EHRLICHES GESPRACH BEDEUTET

DASS WIR UNS UBER DIE STANDIGE NEGATIVE REDENSWEISE HINWEGSETZEN