Haussemärkte werden im Pessimismus geboren, wachsen mit der Skepsis, reifen mit dem Optimismus und sterben zuletzt mit der Euphorie

Ce dicton boursier résume assez bien les quatre dernières années.

Rappelons-nous :
En mars 2003, à la veille de l’attaque américaine en Irak, les marchés sont au plus bas ; 50 mois plus tard, nous battons record sur record dans presque toutes les parties du monde.

Quelques chiffres à ce sujet :

A. Les indices :

  Mars 2003 Début juin 2007
Dow Jones New York 7552 13630
SMI Suisse     3675 9458
Footsie Londres 3287 6636
DAX Francfort 2305 7877
Bovespa Sao Paulo 10576 52722
Hang Seng Hong Kong 8956 20634

B. Les sociétés :

Citons également trois sociétés suisses qui, d’année en année, obtiennent des résultats remarquables mais qui, avant de rebondir, n’ont pas échappé à des baisses drastiques.

  2000 Mars 2003 Juin 2007
Roche 194 73 230
UBS 55 23 80
Nestlé 397 212 480

Ces quelques chiffres pour contredire les propos irréfléchis de trop nombreux analystes, surtout nés pour nager avec le courant…
En effet, que lit-on de plus en plus ?

« Nous sommes entrés dans une phase de croissance qui va au moins durer 30 ans, soit jusqu’en 2040 ».
Élisabeth Teissier n’a plus qu’à prendre sa retraite.

« Les énormes besoins d’infrastructures des pays émergents soutiennent cette croissance impressionnante ».
C’est vrai, mais ça l’était encore plus il y a 4 ans.

« Le monde financier nage dans l’argent, les reprises et fusions de sociétés ne cessent d’augmenter, les hedge funds sont les nouveaux maîtres du jeu ».
C’est plus ou moins vrai, mais presque toutes ces opérations se font sur la base d’un endettement astronomique et avec un manque de transparence inquiétant.

Dès lors, au risque de passer pour des rabat-joie ou des Cassandre, sachons raison garder.

Si l’on analyse la situation mondiale, on retient :

  • comme points les plus positifs : une croissance économique soutenue et un chômage en recul ;
  • comme points les plus négatifs : l’endettement colossal de la plupart des Etats allant de pair avec celui de plus en plus alarmant des ménages.

Ajoutons-y des tensions politiques toujours aussi fortes au Moyen-Orient et dans quelques républiques de l’ex-URSS ; quant à l’Amérique du Sud, l’influence grandissante des 4 autocrates populistes Hugo Chavez (Vénézuela), Evo Morales (Bolivie), Daniel Ortega (Nicaragua) et Rafael Corea (Equateur) ne présage rien de bon. Espérons que Michelle Bachelet (Chili) ne suivra pas leur exemple.

Mais revenons au monde financier, plus particulièrement au phénomène déstabilisant des fusions et acquisitions d’entreprises.
Si la globalisation a des effets positifs pour l’ensemble du monde, elle comporte aussi des risques majeurs pour les plus petits, comme la perte des pouvoirs de décision.

Prenons l’exemple de la Suisse :

en quelques mois,

  • la Winterthur a passé en mains françaises (AXA),
  • Serono en mains allemandes (Merck),
  • Gétaz-Romang en mains irlandaises (CRH) ;
  • et ne parlons pas de Sulzer, Ascom ou Oerlikon qui risquent de se retrouver bientôt dans les filets d’oligarques russes ou de financiers inconnus.

Force est de constater que des valeurs fondamentales comme la pérennité de l’entreprise, la stabilité de l’emploi et l’identification des employés à leur maison ne sont plus assez prises en considération. Et ce n’est pas faire l’apologie du protectionnisme  que de le dire. Sacrifier ces valeurs au nom de la sacro-sainte globalisation et de coups de bourse entrepris trop souvent par des groupes financiers plus nébuleux les uns que les autres, risque de se payer chèrement.
Espérons donc que les grands patrons ne cèdent pas au mirage de l’argent vite gagné et de l’expansion pour l’expansion.

Quant à nous, restons vigilants, gardons les pieds sur terre et la tête froide. C’est seulement ainsi que nous serons dignes de la confiance dont vous nous honorez.

En vous souhaitant déjà un été ensoleillé, nous vous prions de croire, chère Madame, cher Monsieur, à nos sentiments respectueux.

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EIN EHRLICHES GESPRACH BEDEUTET

DASS WIR UNS UBER DIE STANDIGE NEGATIVE REDENSWEISE HINWEGSETZEN