« Pour rétablir nos finances, il faut déclarer la guerre à la Suisse, puis la perdre afin d’être envahis et disposer enfin d’une monnaie forte » (Coluche)
Quand M. Warren Buffet parle de Pearl Harbor, quand M. Daniel Borel parle de tsunami ; ils ont raison mais ils font immédiatement la distinction avec la situation économique et financière de leurs sociétés.
En ce début d’année, notre pays connaît le mauvais feuilleton de nos deux grands instituts bancaires. Même si leur existence n’est pas en cause, les pertes subies font frémir ; s’y ajoute une communication déficiente qui nous fait nous interroger sur les raisons de ces dysfonctionnements.
À propos de l’Irak, le scénario qui nous paraît le plus vraisemblable est le suivant : attaque militaire par les Etats-Unis d’ici mars 2003, sans l’aval de l’ONU ; guerre rapide (trois semaines) avec peu de morts civils.
En novembre 1997, nous continuons à adopter une politique de prudence à la suite des turbulences boursières dues au marasme inquiétant du Sud-Est Asiatique.
Huit mois après, les bourses ont repris du poil de la bête et sont, à peu d’exceptions près, au plus haut de tous les temps.
Des trois éventualités que sont une paix décisive, la prolongation de la situation actuelle et la guerre, nous pensons que la dernière est actuellement la plus probable. Si celle-ci devait éclater, elle déclencherait sur les marchés boursiers un vent de panique causant des baisses de cours de l’ordre de 20%.
Vous trouverez en annexe un tableau comparatif des chiffres d’affaires, bénéfices et cours pour cinq grandes valeurs suisses entre 1986 et aujourd’hui: convaincant, n’est-ce pas !