" The only thing we have to fear is the fear itself" Franklin Delano Roosevelt
A peine la peur de Fukushima estompée qu’on ne parle plus que d’un pays : la Grèce.
Sans minimiser la gravité du problème de l’endettement de ce pays et de nombreux autres pays de la zone euro, il faut le mettre en relation avec l’ensemble de la planète. M. Pascal Lamy, patron de l’OMC, vient de le dire très clairement, en précisant que la Grèce ne mettait pas en danger l’équilibre de la zone euro, puisqu’elle ne représente que 5 % du PIB européen. Dans le même temps, rappelons que la banque mondiale vient de publier ses prévisions de croissance de l’économie mondiale pour 2011 et 2012 : elles sont extrêmement réjouissantes.
Quelques chiffres :
| Asie | 8.4% | Europe | 2.0% |
| Afrique | 4.8% | Amérique du Sud | 4.6% |
Quant à la Suisse, une fois de plus, elle est le meilleur élève des pays industrialisés. Qu’on en juge :
- Chômage 3 % A titre comparatif, la zone euro et les Etats-Unis sont à plus de 10 %, l’Espagne à plus de 20 %.
- Croissance 2.1 % en 2011 C’est tout à fait réjouissant si on songe aux problèmes causés par le franc suisse.
- Le franc suisse Il n’a jamais été aussi haut face aux monnaies les plus importantes de la planète : depuis fin 2007, l’euro a baissé de -28 %, le dollar de -29% et la livre de -42 %. Cela ne facilite pas le tourisme et les exportations ; malgré cette difficulté supplémentaire, notre pays continue à connaître un essor économique réjouissant.
- L’endettement Il se monte à 37 % du PIB, alors que la zone euro et les Etats-Unis en sont à environ 100 %.
- L’état d’esprit des PME On peut le résumer ainsi : optimisme et détermination. En effet, selon une étude du Crédit Suisse sur près de 2000 PME suisses, les patrons sont convaincus d’avoir les armes qu’il faut pour s’affirmer face à la concurrence internationale. Leur esprit d’entreprise, leurs investissements dans la recherche et le développement et leur potentiel d’innovation leur donnent un moral d’acier.
Alors, quand on voit que la bourse suisse réussit à être une des plus mauvaises bourses européennes depuis le début 2010, on ne peut que déplorer l’attitude du monde de la finance. Celui-ci est caractérisé par un manque de confiance inexplicable. Les données fondamentales sont oubliées devant un seul maître mot : la Grèce, encore la Grèce, toujours la Grèce.
Cette analyse simpliste et lacunaire cache en fait une couardise sans limite. C’est très frustrant mais nous ne pouvons pas faire grand-chose pour corriger le phénomène.
Ajoutons encore que les hedge funds pratiquant le "uncovered short selling", à savoir la vente à découvert, augmentent encore la pression "vendeurs". Et comme la confiance fait défaut, les acheteurs ne se bousculent pas au portillon.
Dans cet environnement exagérément pessimiste, notre politique continue à être celle de la prudence qui se concrétise par des valeurs de qualité et la diversification.
Pour ce qui est du risque "actions", notre répartition sectorielle est la suivante :
| % | ||
| Finance | Crédit Suisse | 12 |
| Zurich | ||
| Pharma | Roche | 17 |
| Healthcare Biotech Fund | ||
| High Tech | Logitech | 20 |
| Vodafone | ||
| Industrie | Veolia | 12 |
| China Railway | ||
| Energie, | Royal Dutch | 23 |
| Matières de base | BP | |
| Holcim | ||
| Consommation | Nestlé | 16 |
| Total | 100 |
- Sur le plan monétaire 70 % de vos avoirs sont en franc suisse. Le reste est investi dans l’euro, le dollar US, la livre stg, la couronne norvégienne, le réal brésilien et le dollar australien. Toutes ces monnaies sont anormalement basses. Mais, pour l’instant, nous ne voyons pas les choses se corriger. Comme mentionné plus haut, cette politique de prudence n’évite pas les baisses passagères, mais elle nous permet de limiter les dégâts. Nous sommes convaincus que le pessimisme ambiant va peu à peu s’atténuer et que la bourse va à nouveau mieux refléter les réalités économiques et financières de notre pays.
C’est en tout cas le vœu que nous formons au début des vacances, que nous vous souhaitons les plus ensoleillées et les plus reposantes possible.
|
Titre |
Cours |
Objectifs analystes |
P/E |
Rendement |
|
Crédit Suisse |
31.8 |
42 |
7 x |
4% |
|
Zürich |
204 |
256 |
8 x |
8.4% |
|
Roche |
139 |
170 |
10 x |
5.3% |
|
Logitech |
8.7 |
16 |
11 x |
- |
|
Vodafone |
1.6 |
1.85 |
10 x |
5.9% |
|
China Railway |
3.5 |
5.4 |
6 x |
3.2% |
|
Royal Dutch |
23.8 |
31 |
8 x |
5% |
|
BP |
4.4 |
6.1 |
6 x |
4% |
|
Holcim |
60 |
89 |
14 x |
2.6% |
|
Nestlé |
51.8 |
59 |
15 x |
3.9% |
