Y aura-t-il guerre dans le Golfe ?

Des trois éventualités que sont une paix décisive, la prolongation de la situation actuelle et la guerre, nous pensons que la dernière est actuellement la plus probable. Si celle-ci devait éclater, elle déclencherait sur les marchés boursiers un vent de panique causant des baisses de cours de l’ordre de 20%.

Dans ces conditions, nous avons encore réduit la proportion d’actions en vendant certains titres où les baisses étaient les moins marquées ; cette opération permet d’augmenter les liquidités et d’intervenir à nouveau sur les marchés lorsque la situation se sera modifiée (par la paix ou la guerre).

Quant aux taux d’intérêts, le ralentissement de la conjoncture va entraîner immanquablement leur baisse ; la crise du Golfe retarde le processus mais la baisse interviendra très probablement au deuxième semestre : dès lors, les cours des obligations remonteront ; c’est la raison pour laquelle nous en avons fortement augmenté la proportion (env. 60 %).

Avec notre électronique, nous sommes maintenant en mesure d’analyser l’évolution de votre dossier dans les cinq monnaies principales que sont le franc suisse, le dollar, le DM, le Yen et la livre sterling. C’est un élément de plus pour nous permettre d’adopter la politique la plus appropriée aux périodes turbulentes que nous vivons.

Nous sommes convaincus que, dès le règlement de la crise du Golfe (et, à notre avis, il ne saurait tarder), les marchés financiers correspondront à nouveau à la situation économique générale ; et celle-ci n’est pas mauvaise du tout : il n’y a qu’à examiner les rapports de la Banque Mondiale, de l’OCDE ou encore du Vorort.

En vous souhaitant une bonne année 1991 et en vous remerciant de votre confiance, nous vous prions de croire, chère Madame, cher Monsieur, à nos sentiments respectueux.

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DIRE LA VERITA

SIGNIFICA EVITARE ETERNI DISCORSI NEGATIVI